27ème Lettre de l’Alphabet
L’esperluette résulte de la ligature du e et du t. À l’origine, cette graphie ligaturée était plus ou moins systématiquement utilisée par les copistes médiévaux, qui utilisaient de nombreuses autres abréviations. En l’occurrence, on trouve l’esperluette fréquemment employée pour les termes et (&), etc. (&c.).
Le saviez-vous ?
Il semble que l’esperluette ait été considérée comme la 27e lettre de l’alphabet jusqu’au XIXe siècle. Selon le Trésor de la langue française, le &, dernière lettre de l’alphabet, était appelé ète, et les enfants apprenaient à l’école élémentaire à réciter l’alphabet en ajoutant après « Z », les mots latins « et, per se, et » (« et, en soi, ‘et’ ») prononcés « ète-per se-ète » , comme moyen mnémotechnique.
L’appellation du caractère « & » aurait découlé de cette habitude sous la forme de perluète ou esperluette. L’étymologie du mot anglais ampersand est très similaire (and, per se, and). Une étymologie provençale est aussi évoquée es-per-lou-et, en français c’est pour le « et », indiquant que le caractère & veut dire « et ».
Le Robert historique de la langue française, dans son édition de 1992, possède deux articles (« Esperluette » dans les E et « Perluète ou Esperluette, Esperluète » dans les P) qui se contredisent :
- le second article évoque l’origine mnémotechnique décrite ci-dessus, ainsi que l’influence de « épeler » et de « pirouette »,
- L’autre fait venir esperluette du latin perna, « jambe, cuisse, jambonneau, » par l’intermédiaire de pernula qui a donné « perle, perlette », avec influence de sphaerula, « petite sphère ». Le nom du signe viendrait alors de sa forme et non de son sens.
Source : « Pour tout l’or des mots – des Mots et Merveilles » de Claude Gagnère – Ed. Bouquins







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